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24/11/09

Produire et consommer durable en Europe

L’un des objectifs fondamentaux de l’UE est d’intégrer le souci environnemental à la croissance économique et au bien-être de ses citoyens. Mais les conséquences du changement climatique et la demande croissante en énergie et en ressources rendent cet objectif plus difficile à atteindre.

Produire et consommer coûte cher à l’environnement

 

Les niveaux actuels de production et de consommation ont profité à de nombreux Européens, mais souvent au détriment de l’environnement.
Toute action humaine, tout produit, quel qu’il soit, a un impact sur l’environnement à un moment ou à un autre de son cycle de vie, que ce soit pendant sa fabrication, son utilisation ou encore son élimination.

Les secteurs qui ont été identifiés comme ayant l’impact le plus lourd sont l’alimentation et les boissons, les transports, les appareils fonctionnant à l’énergie dans les bâtiments, la construction et le textile.



 

Comment réduire l’impact environnemental ?



Les consommateurs ont un rôle non négligeable à jouer en choisissant des produits plus économes et plus durables.

Beaucoup de ces impacts sont évitables mais ils doivent être pris en compte longtemps avant que le produit atteigne le consommateur. 

C’est pourquoi la responsabilité de concevoir et de promouvoir des biens et des services dont l’impact sur l’environnement a été  réduit au maximum incombe aux designers, aux industriels et aux distributeurs.

Initiative européenne: SCP


L’initiative de l’UE intitulée SCP, Sustainable Consumption and Production (Consommation et production durables) consiste à réduire notre impact sur l’environnement tout en maintenant ou en améliorant notre économie et notre niveau de vie.
La consommation et la production durables optimisent le potentiel des entreprises à transformer des contraintes environnementales en opportunités économiques et augmentent l’offre faite aux consommateurs. Elles font face à un défi qui consiste à améliorer la performance environnementale globale des produits durant tout leur cycle de vie, à stimuler la demande pour des produits meilleurs fabriqués avec des technologies plus propres et à aider les consommateurs à faire des choix éclairés..

 

Un plan d’action



Depuis 2008, le plan d’action sur la consommation et la production durables de l’UE vise à améliorer la performance environnementale des produits et à susciter une augmentation de la demande pour des produits plus favorables à l’environnement.

Ce plan (abrégé en SCP/SIP) vise aussi à encourager l’industrie européenne à tirer profit des occasions d’innover.


Processus de Marrakech…


Les propositions du SCP/SIP fournissent ou complètent des mesures des politiques nationales ou européennes qui favorisent déjà l’efficacité des ressources et les éco-produits et qui sensibilisent les consommateurs.

Ces politiques font partie intégrante de la stratégie renouvelée de l'Union européenne sur le développement durable (SDD) qui renforce son engagement de longue date à répondre aux défis du développement durable en s’appuyant sur des initiatives et des instruments aux niveaux communautaire et international comme le Processus de Marrakech de l’ONU.


… après le Sommet de Johannesburg



Le Processus de Marrakech de l’ONU est un processus global visant à soutenir l’élaboration d’un plan-cadre décennal pour une consommation et une production durables telles que préconisées par le Plan d'action du Sommet mondial de Johannesburg sur le développement durable (SMDD).

Ses objectifs sont d'aider les pays dans leurs efforts visant à « verdir » leur économie pour aider les entreprises à développer des modèles plus écologiques et à encourager les consommateurs à adopter des modes de vie plus durables.

Politique produit intégrée (IPP)


La Politique produit intégrée (integrated Product Policy ou IPP) vise à minimiser la dégradation de l'environnement en examinant toutes les phases de vie d'un produit et en agissant là où c’est le plus efficace.

Le cycle de vie d’un produit est souvent long et compliqué.
Il couvre toutes les étapes depuis l'extraction de ressources naturelles jusqu’à l’éventuelle élimination du produit devenu déchet en fin de vie, en passant par la conception, la fabrication, l'assemblage, la commercialisation, la distribution, la vente et l'utilisation.

 

Faits contre préjugés

 



Cette politique est une excellente nouvelle pour l’industrie des plastiques: quand on observe les faits rationnels et scientifiques, les avantages environnementaux de leurs matériaux apparaissent clairement, alors qu’ils souffrent d’un déficit d’image dès qu’on fait intervenir les sentiments  et les émotions.



Régime volontaire



Le Régime volontaire de management et d'audit environnemental (EMAS) est une initiative volontaire destinée à améliorer les performances environnementales des entreprises.

Son objectif est d’identifier et de récompenser les organisations qui dépassent le minimum légal et qui  améliorent en permanence leurs performances environnementales. En outre, il exige des organisations participantes qu’elles produisent régulièrement une déclaration pour informer le public sur leur performance environnementale.

Engagements de progrès



Pour les matières plastiques, c’est déjà une pratique bien installée : les producteurs de plastiques appartenant à l’industrie chimique, ils ont tous signé un « Engagement de Progrès » : la charte « Responsible Care ».

Même avant la directive sur les véhicules hors d’usage, ils avaient signé un accord volontaire pour recycler les plastiques collectés sur les voitures envoyées à la casse.

De la même façon, Vinyl 2010 est un accord volontaire pour le développement durable du PVC dans toute l’industrie européenne du plastique.

Plus d’écolabels

 L’étiquetage est le moyen le plus simple de communiquer aux consommateurs les qualités environnementales d’un produit.
L’écolabel européen est un système volontaire, créé en 1992 pour encourager les entreprises à commercialiser des produits et services qui sont plus respectueux de l'environnement.
Ceux qui ont reçu l’écolabel sont estampillés d’un logo représentant une fleur, qui permet aux consommateurs de les identifier facilement: produits d'entretien, appareils électroménagers, textiles, produits pour la maison et le jardin, lubrifiants, mais aussi services : hébergement touristique...
Le logo est peut-être simpliste, mais les critères environnementaux qui ont permis de l’accorder sont stricts et complexes.

Produits fonctionnant à l’énergie




La directive cadre pour les produits fonctionnant à l’énergie (EuP) est également conçue pour encourager l'innovation durable en modifiant le processus de conception produit.

La directive n'introduit pas de dispositions directement contraignantes pour des produits spécifiques, mais définit les conditions et les critères de fixation des normes, par des mesures d'application ultérieures et des exigences relatives aux caractéristiques environnementales des produits, qui leur permet d'être améliorés rapidement et efficacement.




Programme d’assistance européen : environnement et PME

Les PME ont traditionnellement plus de mal à se conformer à la législation sur l’environnement que leurs homologues plus importantes. En général, plus l'entreprise est petite, plus c'est difficile. Bien que son respect entraîne une répercussion sur les coûts, les entreprises qui prennent des mesures peuvent bénéficier de factures énergétiques réduites et au final d’une plus grande efficacité dans leurs opérations.
La Commission européenne a proposé un programme d'aide au respect de l'environnement pour aider les PME à respecter leurs obligations et améliorer leurs performances environnementales: il s’agit de réduire au minimum la charge administrative en aidant les PME à intégrer les préoccupations environnementales dans leurs activités, de soutenir les réseaux régionaux et nationaux, de construire les savoir-faire locaux et d’améliorer la communication.

Le mot de la fin



Le commissaire de l'UE pour les entreprises et industries, le vice-président Günter Verheugen, a estimé que les plans d'action SCP et SIP participent à l’écriture « d’un nouveau chapitre » de la politique industrielle de l'UE.

C’est une étape nécessaire pour « surmonter l’ancienne façon de penser » l'apparente contradiction entre technologies modernes et protection de l'environnement.

Mais est-ce suffisant?

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