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27/04/10

Le photovoltaïque dans les vignes

Chanos-Curson est un de ces villages qui fleurent bon la vigne, les abricots et les noix. Ces produits sont justement au cœur des activités des Pierrelles. Ainsi que trois gîtes ruraux. Jusque-là rien que de très banal. L’originalité est ailleurs : elle réside dans le choix du propriétaire d’utiliser le soleil comme énergie.

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Une préoccupation à double écho : économique et écologique.

En effet l’exploitant, Nicolas Machon, estime que ses 82 panneaux solaires produiront plus de 19 000 kWh par an, ce qui devrait lui rapporter environ 11 000 euros annuels. Pour un investissement de départ de 97 000 euros HT, qui devrait être amorti sur 20 ans. Pendant cette période, EDF devrait racheter pour  au moins 220 000 € d’électricité.
Sans oublier que l’agriculteur est ravi que son installation photovoltaïque réponde à son souhait d’agir concrètement pour l'environnement. Car Le CO2 évité* en 20 ans grâce à cette installation est d'environ 180 tonnes, soit l'équivalent de celui émis par 13 millions de km de circulation d'une automobile moyenne**.

* D’après les données de CO2 émis par KWh en moyenne en Europe : 0,476 kg/kWh
** Hypothèse d’une voiture émettant environ 135 g de CO2 par km

Le photovoltaïque qu’est-ce que c’est exactement ?

Pour briller en société, mentionnez que l’effet photovoltaïque a été découvert par Edmond Becquerel en 1839 : c’est lui qui a démontré que certains matériaux, notamment le silicium, émettaient de l’électricité en recevant de la lumière.


Une qualité indispensable pour fabriquer les cellules photovoltaïques, petits composants électroniques que l’on assemble en série (modules photovoltaïques) et qui convertissent directement l’énergie solaire en électricité.

Les cellules en silicium étant relativement fragiles (sauf celles en silicium amorphe, moins performantes mais beaucoup moins chères car fabriquées par vaporisation sur un support plastique), elles doivent être protégées par une plaque transparente de grande résistance. Les premières plaques de cette sorte étaient en verre.

Devinez en quoi sont faites les plus récentes ? En plastique, évidemment.

Mais cette fonction protective, pour indispensable qu’elle soit, n’est pas le seul rôle que les plastiques jouent et joueront dans le développement de l’énergie solaire.

Le photovoltaïque du futur sera plastique ou ne sera pas

Pour être une alternative crédible aux ressources non renouvelables, les cellules photovoltaïques doivent être très répandues et donc économiques. Cela tombe bien, des chercheurs canadiens* ont mis au point un procédé permettant une amélioration de plus de 30% des performances d’une catégorie d’entre elles : les cellules photovoltaïques hybrides organiques à base de plastique.
Quelles qu’elles soient, les cellules sont des « structures sandwich » composées de différentes couches de matériaux dont chacune remplit une fonction spécifique, Ainsi, une couche absorbe la lumière, une seconde produit l'électricité, une troisième évacue l’électricité produite vers une pile, etc. D’où la complexité de la mise au point pour un produit d’une parfaite simplicité d’usage. Car avec leur air de rien, les cellules photovoltaïques en plastique relèvent de l'ingénierie, de la chimie et de la physique, rien de moins.

 

*Institut National Canadien pour les Nanotechnologies (NINT) et Université de l'Alberta

Capteurs solaires au pays du Soleil Levant...

Des chercheurs japonais ont conçu une cellule photovoltaïque transparente et pliable. C’est une DSSC (Dye-Sensitized Solar Cell, cellule solaire à encre photosensible). Elle atteint un rendement de conversion de 6%, ce qui permet la recharge d'une batterie de téléphone portable. Ce n’est qu’un début !

Imaginez une feuille A4, épaisse de 0,4 mm, orangée, transparente et souple. 0.4mm d’épaisseur, cela suffit pour trois couches de plastique. Celle du milieu absorbe la lumière et émet les électrons. Elle est constituée d'un mélange de polymère conducteur et d'oxyde de titane recouvert d'une encre photosensible. Deux couches composées d'un polymère transparent et conducteur l’entourent et transportent les électrons jusqu'aux fils électriques.
Le brevet japonais étant tombé dans le domaine public, on trouve maintenant dans le commerce des chargeurs solaires flexibles, légers et compacts, le cadeau idéal pour votre neveu baroudeur : ultra léger pour les longues missions, ultra compact pour tenir dans la poche ou dans le sac à dos et offrant de bonnes performances dans des environnements peu propices : chaleur et temps couvert.

** L'université Toin de Yokohama avec Peccell Technologies, société issue de l'université, et Fujimori Kogyo, fabriquant de films plastiques

Et dans les vignes de Chanos-Curson, quel genre d’électricité produit-on ?

L’exploitant a fait appel à Evasol.

Evasol est une filiale d’EDF et de Total.

Elle est devenue le leader français de l'installation de systèmes solaires photovoltaïques.


A Chanos Curson, les panneaux ont été intégrés dans la toiture d’un bâtiment situé au cœur de la nature.
On les remarque à peine.

Mais leur propriétaire les voit surtout dans sa comptabilité : il s’est fait du bien sans faire de mal à la planète !

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