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Les plastiques retournent à l'école

30/08/17

Les plastiques retournent à l'école

Avec les fournitures scolaires et, surtout, les instruments d’écriture, l’industrie des matières plastiques a trouvé un débouché permanent où la diversité des polymères et leur performances techniques compte plus que les quantités à produire.

Première partie

Des résines à la pointe de l’élégance

Des résines à la pointe de l’élégance

C’est grâce aux instruments d’écriture qu’on mesure vraiment les progrès de l’alphabétisation. Au début du XXe siècle, ils sont aussi le reflet de la hiérarchie sociale. À l’atelier, on trace plus qu’on écrit, à la craie ou au crayon… À l’école comme au bureau, le porte-plume et l’encrier sont de rigueur. Le stylo à plume est un objet de luxe, réservé aux professions où l’on engage sa réputation, d’une signature au bas d’un article ou d’un contrat.
Moderne, pratique, l’invention de l’américain Waterman a traversé l’Atlantique. Partout, ses émules rivalisent avec des modèles de plus en plus sophistiqués. Outre la plume, toujours en métal et souvent en or, les autres éléments sont façonnés dans des matières précieuses ou innovantes comme ces nouvelles résines synthétiques à la fois légères, solides et résistantes aux encres mais surtout faciles à modeler et à usiner…

Très prisée pour le mécanisme, l’ébonite est aussi du plus bel effet dans les autres parties du stylo. Initié par Sheaffer en 1924, l’usage du celluloïd, avec ses motifs nacrés, fait aussi des adeptes. Les résines acryliques, moins inflammables, prennent le relais, dans les années 30.
Sans la démocratisation de l’enseignement supérieur, le stylographe serait sans doute resté un objet de luxe. Heureusement, l’essor de la plasturgie, dans les années 60, a permis d’équiper les millions de nouveaux collégiens… Avec des stylos bon marché répondant aux exigences d’enseignants attachés à la plume.

Avec le plastique, le Crystal démarre bille en tête

Avec le plastique, le Crystal démarre bille en tête

© Société BIC

L’invention des frères Biro a mis 10 ans à s’imposer. Avec sa bille rétractable, son bouton poussoir, leur Birome offrait déjà tous les perfectionnements de ses successeurs. Ce sont pourtant des modèles moins sophistiqués qui assureront le leadership du stylo à bille dans le monde de l’écriture.
Moins sophistiqués ? C’est à voir ! Car, avec sa bille en carbure de tungstène sertie dans une pointe en laiton et sa cartouche fixe en polypropylène associés à un corps hexagonal en polystyrène transparent, le mythique Crystal de Bic est un concentré de technologie…
Ce recordman aux performances homologuées depuis 1949  - 2 kilomètres d’écriture pour un poids de 5,8 g, à un prix inférieur à 50 centimes – et au design minimaliste a désormais sa place dans les collections permanentes du Musée d’Art Moderne de New York et du centre culturel Georges-Pompidou à Paris.

Un stylo à la page

Un stylo à la page

BIC® 4-Colors

Que dire du Bic quatre couleurs, stylo culte quasiment inchangé depuis près de 50 ans !
Commercialisé pour la première fois en 1970 avec pour slogan « Changer de couleur d’encre sans changer de stylo », l’iconique stylo en plastique bleu et blanc a aujourd’hui encore le même design, le même mécanisme et regroupe toujours en un même produit des encres rouge, bleue, verte et noire.

BIC®

L’annonce récente de sa disparition a provoqué un tollé dans les réseaux sociaux : le choc de cette rentrée scolaire ! Fort heureusement, il ne s’agissait que d’une rumeur, vite démentie par la marque !  L’incontournable Bic 4 Couleurs continuera d’être commercialisé mais sera accompagné d’une version revisitée et modernisée, dans laquelle la couleur verte – la moins utilisée – sera remplacée par une mine de crayon à papier. Reste à souhaiter au tout jeune BIC® 4-Couleurs 3+1HB une aussi belle « carrière » que son illustre aîné !

Le stylo-feutre, une mine d’applications pour les fibres polymères

Le stylo-feutre, une mine d’applications pour les fibres polymères

« Je veux un stylo qui ait la forme d’un crayon et la souplesse d’un pinceau… » Tel était le cahier des charges de base imposé par le patron de Pentel, Yukio Horie, à son modeste bureau d’étude. Le métal, trop rigide, des stylos bille ou plume étant exclu, seules les nouvelles matières synthétiques pouvaient convenir à ces instructions.
Après des mois de tests, en 1963, Sign Pen est lancé sur le marché. Avec sa pointe en fibres composée d’un mélange de fibres acryliques et de résine, ce nouveau modèle de stylo qui assure une douceur d’écriture conforme à la culture calligraphique nippone, rencontre un vif succès. Mieux encore, en moins de 2 années, il parvient à s’imposer aux Etats-Unis puis en Europe.

Un demi-siècle plus tard, le concept du stylo-feutre a inspiré de multiples avatars : feutres destinés à l’écriture, au dessin technique ou au coloriage, marqueurs à encres permanentes ou effaçables, surligneurs à encres fluorescentes… Pour toutes ces utilisations, les fabricants font désormais appel à un large éventail de fibres capables de répondre à des contraintes spécifiques.  Toute la science du stylo-feutre repose sur l’association réussie du polymère de traçage le plus adapté - en PET, en nylon voire en polyacétal pour les pointes les plus fines - avec un réservoir en fibres synthétiques sélectionnées en fonction de leurs capacités d’absorption, de capillarité et de distribution contrôlée des encres.

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